_____Deux heures du matin et elle m'appelle car je suis encore debout: « Peux-tu m'aider à corriger ma dernière erreur ? ». Non, mais on va quand même essayer, allez, debout, on se casse ? On traverse la ville, et leurs yeux nous accusent comme s'ils avaient tous les droits pour nous juger. Hypocrites, vous êtes tous ici pour la même raison, la même que nous, naître, essayer de vivre, mourir. Beau spectacle en trois actes non ? Et on se demande pourquoi on arrive pas à avancer. Parce qu'on ne peux pas sauter l'obstacle, nous sommes un papillon dans un cocon de béton, et la vie passe devant nous, il ne reste plus beaucoup de temps pour y participer. Personne ne sait comment revenir en arrière, ma Chérie alors berce doucement ta tête entre tes mains et respire... Respire simplement.... Il y a une lumière à chaque sortie de tunnel mais toi, toi tu hurles parce que tu te vois si loin que tu as juste l'impression que tu ne sortirais jamais. Prisonnière artificielle. Et ces erreurs que tu fais, tu les referas peut-être une fois ou deux et si tu n'arrêtes pas d'y penser, peut-être un peu plus. Mais en même temps, tu n'as pas tellement envie d'oublier. Deux heures du matin, et je suis toujours debout parce que je me dis que si je pose ça sur du papier, ce ne sera plus à l'intérieur de moi. Je me sens comme nue devant la foule parce que ces mots sont mon journal criant fort et crachant loin mes pensées, mes mots, et je sais que tu les utiliseras comme tu veux. Parce que tu ne peux pas sauter l'obstacle, non petit papillon. Personne ne sait vraiment comment revenir en arrière. Je veux bien t'aider à corriger ta dernière erreur, mais avant, dis-moi si tu comprends... Vrai ? Alors respire............
Respire simplement...